mercredi 18 septembre 2024

EPILOGUE 2024

    Comme d'habitude, je laisse un peu de temps après mon retour pour rédiger l'épilogue, histoire d'y voir plus clair dans mon esprit.

    J'ai intitulé un peu pompeusement ce blog, je l'avoue, comme si j'avais parcouru ce sentier dans son intégralité. En fait, il n'en n'est rien cette fois-ci, et j'en suis loin. Bien sûr, il y a déjà la fin du trajet depuis Belluno, mais ça, beaucoup le font car cette fin ne présente d'intérêt que pour ceux qui ont par ailleurs accompli tout le reste, et qui pour la symbolique veulent aller jusqu'à Venise, et je les comprends. Non, c'est surtout parce qu'à la suite des premières étapes parcourues l'an passé, je me suis rendu compte de la difficulté réelle de ce sentier, qui ne correspondait pas (ou plus, vu mon âge) à mes capacités physiques. J'avais déjà revu à la baisse mes ambitions lors de la préparation pour cette année, mais j'ai dû encore réduire ces prétentions dans la mesure où j'ai dû renoncer au passage de la Roa Scharte (voir étape 16), puis à la dernière étape, où je descendis directement dans la vallée.

    Je n'en regrette cependant pas d'avoir "osé" m'attaquer à un tel parcours, car c'est probablement l'une des dernières années où je pouvais encore le faire, même en l'adaptant plus à mes aptitudes. Il m'a permis de découvrir des paysages sauvages magnifiques, en particulier la montée au Schlauchkarsattel dans le massif du Karwendel à l'étape 7 l'an dernier, et dans les Dolomites, le massif de la Marmolada à l'étape 17, puis de la Civetta longée tout le long de l'étape 19. Dommage que, pour ces 2 derniers, le temps ne fut pas plus beau, même si heureusement il n'y eut pas de pluie ces jours-ci!

    J'ai fait aussi à cette occasion de belles rencontres avec des randonneurs plus aguerris que moi, notamment cette année, et qui, eux, ont bien parcouru le trajet sans le dénaturer. Ils ont salué mon intrépidité à entreprendre un tel parcours, et je les en remercie. Eux aussi ont eu des difficultés, mais plutôt concernant l'hébergement, et ont dû aussi aménager leur parcours de ce fait, tout en réussissant à traverser les zones plus délicates pour moi, mais aussi certainement les plus belles. Nous étions fin août, début septembre, je n'ose imaginer les difficultés en juillet-août, où la fréquentation est la plus forte!

    J'ai parlé de difficultés de ce parcours. En fait, il l'est beaucoup moins en terme de dénivelées et de distance de ce que j'avais réalisé jusque là. La moyenne ici fut une distance de 15,4 km et de 800m de dénivelée en montée et 700m en descente par jour (en excluant les étapes 0 à 3 non significatives), ce qui est peu comparativement aux 18km et 900m en montée et descente habituels. La difficulté provient de la nature du terrain, avec beaucoup de traversées de pierriers peu ou pas aménagés, mais aussi des chemins souvent glissants et entravés de racines d'arbres ou autres, rarement eux aussi aménagés, et ça, c'est très fatigant.

    Quant au temps, s'il fut très beau l'an passé, il l'a été moins cette année (IP moyen de 0,75 au lieu de 1 en 2023).

dimanche 8 septembre 2024

ETAPE 21

Rifugio Sommariva al Pramperet (1562m) - descente dans la vallée vers Soffranco alt.680m

8km   M0m  D880m  1,4km/h  IP0,5

IP0,5, car IP1 pendant la descente, puis pluie depuis 15h environ. 




J'empruntai le sentier n°513, qui mène directement dans la vallée au lieu de suivre l'étape normale qui me paraissait un peu compliquée. 


Tout avait bien commencé : chemin bien balisé et même assez rapidement à l'ombre des arbres. 

Cependant soudain une série de câbles dans une descente assez raide.

Puis je ne trouvais plus de balisage. Je décidai alors de descendre directement dans le bois, je savais d'après mon GPS que le sentier n'était pas loin, et effectivement je le retrouvai plus bas.

Plus bas encore, la traversée d'un torrent assez étrange : un câble le traversant sert pour passer sans glisser d'un gros rocher au suivant... et ça marche très bien ! 


Il s'ensuit enfin un chemin large, puis une petite route de fond de vallée. Il passe alors une voiture, à tout hasard je fais du stop... et ça marche. On m'emmène même jusqu'à la gare de Belluno où j'espérais avoir un train pour Mestre et ainsi m'avancer un peu pour le retour... mais grève ! 

Obligé donc de passer la nuit à l'hôtel. Aussitôt dans ma chambre, il se mit à pleuvoir, et ça a duré toute la soirée. Cela m'a définitivement convaincu d'arrêter maintenant, d'autant que les prévisions ne semblent pas bonnes pour les jours à venir et que le trajet jusqu'à Venise ne présente plus grand intérêt (chemins carrossables et petites routes goudronnées).


Le lendemain matin, je prenais le train en direction de Venise, et tout à coup on m'appelle: c'est Tom que j'avais vu à maintes reprises le long du parcours. Lui aussi pensait rentrer chez lui hier... Nous ferons ainsi ensemble une dernière partie de chemin jusqu'à Mestre.



Au revoir la montagne ! 













Ça commençait bien !






Belle cascade : mais où est le chemin ? 




Passage de torrent aménagé.




Une dernière cascade et des nuages qui s’amoncellent au fond.




Vue de la fenêtre de l'hôtel le lendemain matin : temps guère engageant ! 




Tom et Gérard, dernière rencontre


samedi 7 septembre 2024

ETAPE 20

 Rifugio Passo Duran (1609m) - Rifugio Sommariva al Pramperet (1857m)

11km  M530m  D280m  1,9km/h IP1

 



Aujourd'hui, je repars seul pour une petite étape. J'arriverai effectivement assez tôt au refuge, mais, probablement fatigué de la veille, j'accusais l'effort. Il faut dire que même la montée au 1er col (130m de dénivelée positive, autrement dit théoriquement une formalité) a été pénible du fait qu'il fallait continuellement lutter pour ne pas perdre son équilibre, tant le sol, détrempé des pluies de l'avant-veille, était glissant avec une terre collante, et en plus les bâtons de marche s'arrachaient difficilement. S'en est suivi une série de pierriers, beaucoup moins difficiles que ceux d'hier.

 

Pierriers bienvenus après la montée glissante au col Forcella Dagarei.




Au col Forcella Mochesin, ruines de casemates érigées en 1920 pour loger des troupes de protection des frontières. En pierre de taille ! 














Vues du col Forcella Mochesin, les nuages ne sont pas encore tous partis. 






En cours de descente...



Le refuge Sommariva al Pramperet, but de cette petite étape.





Vues depuis le refuge.




Photo du groupe canadien, dédiée à Séverine ! 


vendredi 6 septembre 2024

ETAPE 19

Rifugio Tissi (2250m) - Rifugio Passo Duran (1609m)

18km  M720m  D1140m  1,9km/h  IP0,5





Journée éprouvante, non par le temps qui était plutôt favorable à la randonnée (il n'a pas plu mais nous avons toujours été sous les nuages d'où une température idéale), ni même par les dénivelées somme toute classiques, mais par le relief. 


Traversées de pierriers succédant à  des chemins inégaux et truffés de racines d'arbres ou de pierres qu'il faut enjamber, terre humide des pluies de la veille, le tout glissant, voilà le travail de la journée ! 


Sinon, étape avec des vues fantastique sur la Civetta (3220m) que nous longeons presque jusqu'au bout. 


Autant au refuge Tissi le personnel n'était pas particulièrement aimable, autant ici au Passo Duran tout est super, y compris le sourire des gardiens. 



Au départ de l'étape, les nuages sont omniprésents.




La Civetta qui surplombe le refuge Tissi, vue ici peu après avoir quitté celui-ci.








Éperon en forme de doigt pointé vers le ciel.







*

Sentier plutôt confortable ici. À remarquer seulement la racine qu'il a fallu enjamber.




Le sentier dans son environnement, observer les personnes dessus, qui montrent l'échelle.



jeudi 5 septembre 2024

ETAPE 18

Alleghe (980m) - Rifugio Tissi (2250m) 

14km  M1520m   D250m  1,7km/h  IP0




Aujourd'hui temps pas beau du tout, vraiment dommage par rapport aux paysages probablement superbes traversés.


Montée initiale au refuge Bata Scoïattolo (env.500m de dénivelée) s'est faite toutefois sans pluie. Nous avions hésité à la faire à l'aide des télécabines qui y mènent, finalement l'avons faite à pied. 


Puis montée au refuge Sonino al Coldaï, au début sur un chemin bétonné, donc facile mais inintéressant. Puis sentier de montagne empierré... sous la pluie ! Nous avons alors mangé au refuge et chance, quand nous sommes sortis, la pluie avait cessé.


Elle n'a quasiment pas repris lors du dernier tronçon à destination du dernier refuge où nous passons la nuitée. Nous avons eu énormément de chance, car peu de temps après être arrivés, la pluie a repris, et fortement cette fois-ci ! 



1ère montée : il ne pleut pas encore!


Sur le plateau à l'issue de la 1ère montée: on voit encore du paysage.







Le Lago di Coldaï, au fond dans les nuages: La Civetta, qui domine le refuge Sonino al Coldaï.





Salamandre noire, quasi uniquement présente dans l'arc alpin, et qui visiblement aime bien l'eau.



 Le village et le lac d'Alleghe chemin faisant.




Au fond, une lueur d'espoir ? 




Encore Alleghe et son lac, et au fond le chemin par lequel nous étions arrivés la veille.




Refuge fantôme ? 




Le même, en arrivant, avec une petite tache de couleur.


mercredi 4 septembre 2024

ETAPE 17


Fedaiasee (2050m) - Alleghe (980m)

19km  M 300m  D1270m  2,8km/h  IP1



Étape sans difficulté et essentiellement en descente. 

Les gorges de Sottoguda par lesquelles nous devions passer sont fermées, elles l'étaient déjà en 2019. Le seront-elles définitivement du fait de risque important de chutes de pierres ? 

Le chemin de déviation évitant alors la route très fréquentée est mal indiqué, mais comme nous sommes futés (Séverine surtout), nous l'avons heureusement trouvé. Il mène au vieux village Sottoguda.

Après, c'est un chemin beaucoup moins intéressant, qui longe heureusement un torrent, et évite la circulation des véhicules. 

Fin de la journée dans un bon restaurant avec vue imprenable sur le lac d'Alleghe.



Au départ, après la première descente de piste de ski, avec Tom au premier plan, un randonneur de rencontre.




Gorges de Sottoguda interdites d'accès ! 




Les gorges vues depuis le chemin de détour.







Traversée d'une zone délicate heureusement aménagée.






Entrée de Séverine dans une partie boisée jusqu'à Sottoguda.





Rencontres animales le long du chemin .




Arrivée sur le vieux village de Sottoguda.




Ancien séchoir ? 






Maisons et auberge fleuries à Sottoguda.






Belle église du village Santa-Maria de la Grazie.




Depuis Santa-Maria de la Grazie le chemin est plat et long jusqu'à Alleghe.




Au fond à gauche, le village d'Alleghe se profile à l'horizon.




Au fond, l'hôtel Tea Dolomiti, avec vue sur le lac, où nous avons dormi.



EPILOGUE 2024

     Comme d'habitude, je laisse un peu de temps après mon retour pour rédiger l'épilogue, histoire d'y voir plus clair dans mon...