Comme d'habitude, je laisse un peu de temps après mon retour pour rédiger l'épilogue, histoire d'y voir plus clair dans mon esprit.
J'ai intitulé un peu pompeusement ce blog, je l'avoue, comme si j'avais parcouru ce sentier dans son intégralité. En fait, il n'en n'est rien cette fois-ci, et j'en suis loin. Bien sûr, il y a déjà la fin du trajet depuis Belluno, mais ça, beaucoup le font car cette fin ne présente d'intérêt que pour ceux qui ont par ailleurs accompli tout le reste, et qui pour la symbolique veulent aller jusqu'à Venise, et je les comprends. Non, c'est surtout parce qu'à la suite des premières étapes parcourues l'an passé, je me suis rendu compte de la difficulté réelle de ce sentier, qui ne correspondait pas (ou plus, vu mon âge) à mes capacités physiques. J'avais déjà revu à la baisse mes ambitions lors de la préparation pour cette année, mais j'ai dû encore réduire ces prétentions dans la mesure où j'ai dû renoncer au passage de la Roa Scharte (voir étape 16), puis à la dernière étape, où je descendis directement dans la vallée.
Je n'en regrette cependant pas d'avoir "osé" m'attaquer à un tel parcours, car c'est probablement l'une des dernières années où je pouvais encore le faire, même en l'adaptant plus à mes aptitudes. Il m'a permis de découvrir des paysages sauvages magnifiques, en particulier la montée au Schlauchkarsattel dans le massif du Karwendel à l'étape 7 l'an dernier, et dans les Dolomites, le massif de la Marmolada à l'étape 17, puis de la Civetta longée tout le long de l'étape 19. Dommage que, pour ces 2 derniers, le temps ne fut pas plus beau, même si heureusement il n'y eut pas de pluie ces jours-ci!
J'ai fait aussi à cette occasion de belles rencontres avec des randonneurs plus aguerris que moi, notamment cette année, et qui, eux, ont bien parcouru le trajet sans le dénaturer. Ils ont salué mon intrépidité à entreprendre un tel parcours, et je les en remercie. Eux aussi ont eu des difficultés, mais plutôt concernant l'hébergement, et ont dû aussi aménager leur parcours de ce fait, tout en réussissant à traverser les zones plus délicates pour moi, mais aussi certainement les plus belles. Nous étions fin août, début septembre, je n'ose imaginer les difficultés en juillet-août, où la fréquentation est la plus forte!
J'ai parlé de difficultés de ce parcours. En fait, il l'est beaucoup moins en terme de dénivelées et de distance de ce que j'avais réalisé jusque là. La moyenne ici fut une distance de 15,4 km et de 800m de dénivelée en montée et 700m en descente par jour (en excluant les étapes 0 à 3 non significatives), ce qui est peu comparativement aux 18km et 900m en montée et descente habituels. La difficulté provient de la nature du terrain, avec beaucoup de traversées de pierriers peu ou pas aménagés, mais aussi des chemins souvent glissants et entravés de racines d'arbres ou autres, rarement eux aussi aménagés, et ça, c'est très fatigant.
Quant au temps, s'il fut très beau l'an passé, il l'a été moins cette année (IP moyen de 0,75 au lieu de 1 en 2023).
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